Vrac d'un jour normal
Les mots n'ont aucun pouvoir, écrire est une faiblesse, parler est une force. Les récits sont sans saveur, les histoires n'ont pas d'odeur, il leur manque l'ingrédient principal, la spontanéité, celle qui trahit les intentions de l'auteur, qu'il soit sûr de lui ou débauché.
En partant d'ça, 'que suis-je en train de faire ?', de la merde à coup sur, je me contredis même d'écrire ça.
Une vérité scintille dans l'oeil qui brille de la confusion naïve d'une chouette idiote. La tête en l'air, les peids sur terre, l'imaginaire pur, la réalité dure, un ciel chaud, un sol plat, la tête haute, va là bas. Expressionisme imposé par un pot de déconfitures passées par le voile de l'oubli. Les tables à repasser du ballet dominical, n'ont pas ce pouvoir qu'a la casserole brillante de paic. Taureau noir contre serviette rouge.
c'est l'histoire d'une poussière galactique qui ne pèse pas plus lourd qu'un picogramme (et pas un picon bière). Elle virevolte au grés des refluxs du passage des comêtes, des météores et autres objets volants. Ce tranquille fragment de roche est en fin de vie, en effet, les attractions diverses auxquelles il a été soumis l'ont détérioré plus vite que prévu, il sait donc que son prochain passage sub-dimensionnel sera le dernier. Mais il sait aussi que dans l'espace, tout peut arriver.
C'est ce que pensa aussi Ahleiz, spationaute solitaire et aveugle, lorsque la petite poussière de rien du tout transperça la coque de son vaisseau pour aller se ficher entre ses deux yeux.
Le résultat fût surprenant, l'osmose fût parfaite et le repas délicieux. La poussière cosmique, chargé de rayons de toutes natures, absorba les maux d'Ahleiz qui, d'un coup, recouvra la vue et l'usage de ses sphyncters.
Il eût peut être préféré ne rien voir de ce qui l'attendait.
un petit enfant fuyant
sa réalité émotionnelle,
la tueuse de son présent
qui lui coupe les ailes,
qui lui prédit un avenir
aussi pourri qu'avant.
un petit enfant souriant
plus haut et plus fort
que les autres gens
même lorsqu'il a tort.
une fine couche de glace
qui recouvre un vide peureux
pour éviter le face a face
avec un coeur qui pleut.
beaucoup d'occasions
filles ou garçons
lui ont tendu la main
et ouvert les bras
mais petit enfant pas malin
a dit 'une autre fois'.
préférence pour ses démons
qui hurlent d'une voix sans nom
dans sa tête déchirée
en plusieurs côtés
en plusieurs couches
un jour il aura la cartouche
un jour le pauv'petit
lêvera son fusil
(sa pensée sest arrêtée
quand sa tête a explosé)
Finalement, un an ça change pas beaucoup
En partant d'ça, 'que suis-je en train de faire ?', de la merde à coup sur, je me contredis même d'écrire ça.
Une vérité scintille dans l'oeil qui brille de la confusion naïve d'une chouette idiote. La tête en l'air, les peids sur terre, l'imaginaire pur, la réalité dure, un ciel chaud, un sol plat, la tête haute, va là bas. Expressionisme imposé par un pot de déconfitures passées par le voile de l'oubli. Les tables à repasser du ballet dominical, n'ont pas ce pouvoir qu'a la casserole brillante de paic. Taureau noir contre serviette rouge.
c'est l'histoire d'une poussière galactique qui ne pèse pas plus lourd qu'un picogramme (et pas un picon bière). Elle virevolte au grés des refluxs du passage des comêtes, des météores et autres objets volants. Ce tranquille fragment de roche est en fin de vie, en effet, les attractions diverses auxquelles il a été soumis l'ont détérioré plus vite que prévu, il sait donc que son prochain passage sub-dimensionnel sera le dernier. Mais il sait aussi que dans l'espace, tout peut arriver.
C'est ce que pensa aussi Ahleiz, spationaute solitaire et aveugle, lorsque la petite poussière de rien du tout transperça la coque de son vaisseau pour aller se ficher entre ses deux yeux.
Le résultat fût surprenant, l'osmose fût parfaite et le repas délicieux. La poussière cosmique, chargé de rayons de toutes natures, absorba les maux d'Ahleiz qui, d'un coup, recouvra la vue et l'usage de ses sphyncters.
Il eût peut être préféré ne rien voir de ce qui l'attendait.
un petit enfant fuyant
sa réalité émotionnelle,
la tueuse de son présent
qui lui coupe les ailes,
qui lui prédit un avenir
aussi pourri qu'avant.
un petit enfant souriant
plus haut et plus fort
que les autres gens
même lorsqu'il a tort.
une fine couche de glace
qui recouvre un vide peureux
pour éviter le face a face
avec un coeur qui pleut.
beaucoup d'occasions
filles ou garçons
lui ont tendu la main
et ouvert les bras
mais petit enfant pas malin
a dit 'une autre fois'.
préférence pour ses démons
qui hurlent d'une voix sans nom
dans sa tête déchirée
en plusieurs côtés
en plusieurs couches
un jour il aura la cartouche
un jour le pauv'petit
lêvera son fusil
(sa pensée sest arrêtée
quand sa tête a explosé)
Finalement, un an ça change pas beaucoup
Par Libad, Mercredi 16 Aout 2006 à 20:44 GMT+2 dans Pensées dépensées (article, RSS)



