Voyage galactique
J'ai écris ça dans un bus en panne, dehors il neigeait. J'trouve ça marrant.
Areul en a marre, il veut partir d'ici. Oh, pas de chez lui, ni de son pays. De sa planète, carrément. Il a besoin de repos complet et ça, seul l'espace peut lui apporter. Mais comment faire à 16 ans, pour quitter la Terre ?
La réponse lui vînt de son père, ingénieur en chef du projet Ariane. Il soutira de son paternel, aprés un long labeur de caprices étudiés, une visite guidée de la rampe de lancement des satellites et autres objets volants.
Profitant d'une inattention de son guide, Areuld se faufila dans un module d'exploration spatiale en forme d'oeuf. Une chance pour lui, le départ était programmé, le plan de voyage établi et le retour .. n'était pas pour tout de suite.
Pour survivre, tout était dans son sac. Trois sandwiches, une bouteille d'eau, et trois dose de hopefull, un mélange récent qui permettait à l'esprit de subsister dans un état catatonique de semi-conscience sans que le corps en souffre. Ses 3 repas ne lui serviraient qu'a lui rappeler qu'il existe lors des moment où il risquerait de passer le point de non-retour.
Areuld partît donc pour son petit tour de galaxie, le coeur plein d'entrain à cette idée.
Son plaisir se transforma en torpeur hypnotique à la première injection.
Il passa des mois d'hibernation mentale, à l'abris des complexes sociaux de la vie qu'on lui proposait. Il oublia la misère, la faim, le crime et le vice. Sa pensée n'était qu'image continue et vivante. Il assista à des explosions de gazs nébulaires, à des naissances d'étoiles. Il vît des fontaines de lumières naître de trous noirs inimaginables. Il s'ennivra du spectacle qu'offrait le vain combat d'un soleil pour résister à son propre effondrement. Il vibra d'harmonie avec les fils cosmiques tissés par la lumière, qui résonnent comme une harpe céleste jusqu'aux confins de l'Univers, sans perdre une once de sa magie.
Sa conscience lui revînt six années plus tard, cinq minutes avant son atterissage, comme prévu. Il comprit trés vite à la couleur du ciel qu'une guerre avait éclaté. Quelle ne fût pas sa surprise lorsqu'il fût accueilli par une tribu Massaï en plein coeur de Paris. Il en déduisit trés vite que les civilisations industrielles avaient été démantelées par un soulèvement du Tiers-Monde.
Par chance pour lui, et par malheur pour le reste des hommes, il fût accueilli comme un dieu venu des cieux. Areuld rapporta ainsi de son voyage la folie et la haine de conquête propre aux blancs, qu'il transmettra a son peuple encore timide et rayonnant d'espoir d'en avoir fini avec la merde humaine.
Areul en a marre, il veut partir d'ici. Oh, pas de chez lui, ni de son pays. De sa planète, carrément. Il a besoin de repos complet et ça, seul l'espace peut lui apporter. Mais comment faire à 16 ans, pour quitter la Terre ?
La réponse lui vînt de son père, ingénieur en chef du projet Ariane. Il soutira de son paternel, aprés un long labeur de caprices étudiés, une visite guidée de la rampe de lancement des satellites et autres objets volants.
Profitant d'une inattention de son guide, Areuld se faufila dans un module d'exploration spatiale en forme d'oeuf. Une chance pour lui, le départ était programmé, le plan de voyage établi et le retour .. n'était pas pour tout de suite.
Pour survivre, tout était dans son sac. Trois sandwiches, une bouteille d'eau, et trois dose de hopefull, un mélange récent qui permettait à l'esprit de subsister dans un état catatonique de semi-conscience sans que le corps en souffre. Ses 3 repas ne lui serviraient qu'a lui rappeler qu'il existe lors des moment où il risquerait de passer le point de non-retour.
Areuld partît donc pour son petit tour de galaxie, le coeur plein d'entrain à cette idée.
Son plaisir se transforma en torpeur hypnotique à la première injection.
Il passa des mois d'hibernation mentale, à l'abris des complexes sociaux de la vie qu'on lui proposait. Il oublia la misère, la faim, le crime et le vice. Sa pensée n'était qu'image continue et vivante. Il assista à des explosions de gazs nébulaires, à des naissances d'étoiles. Il vît des fontaines de lumières naître de trous noirs inimaginables. Il s'ennivra du spectacle qu'offrait le vain combat d'un soleil pour résister à son propre effondrement. Il vibra d'harmonie avec les fils cosmiques tissés par la lumière, qui résonnent comme une harpe céleste jusqu'aux confins de l'Univers, sans perdre une once de sa magie.
Sa conscience lui revînt six années plus tard, cinq minutes avant son atterissage, comme prévu. Il comprit trés vite à la couleur du ciel qu'une guerre avait éclaté. Quelle ne fût pas sa surprise lorsqu'il fût accueilli par une tribu Massaï en plein coeur de Paris. Il en déduisit trés vite que les civilisations industrielles avaient été démantelées par un soulèvement du Tiers-Monde.
Par chance pour lui, et par malheur pour le reste des hommes, il fût accueilli comme un dieu venu des cieux. Areuld rapporta ainsi de son voyage la folie et la haine de conquête propre aux blancs, qu'il transmettra a son peuple encore timide et rayonnant d'espoir d'en avoir fini avec la merde humaine.
Par Libad, Lundi 3 Juillet 2006 à 18:50 GMT+2 dans Histoires moins noires (article, RSS)



