Monstre

 

Paris

Retour de Panam' fin 2005


Paris, si jolie, si complète. Une vie entière, a elle seule. Un petit univers reflet des humains. De beaux endroits, pleins de vie. D'autres, lugubres et tordus, où la mort remplit ce qui me reste de nez..
De la pub, et des métros, de la tunes et des clodos. Des Jesuipartout, costarcravat', des voitures, de la pollution qui achèvent mes poumons. Des usines a fric appelées bar et boîtes de nuits, où le cul égale la came et vice versa. On appâte la salope avec sa coke et les cocktails a 15e.
La vie de tous les jours, qui continuera même si la rue devient une maison commune. La peur aux fond d'leurs yeux, de ceux qui marchent, entourés, encadrés, encerclés, comme des moutons. Et moi dans tout ça, qui vaut pas mieux que le reste, qui marche dans les rues, désespérement seul dans ma tête, complétement paumé, complétement perché, transi de froid qui parle et chante tout seul. Les pieds défoncés a cause de mes pompes dans le même état qu'ma tête, courbaturé mais trop défoncé pour y prêter attention, la faim qui enflamme mon estomac gavé d'alcool, les poumons plombés de fumées de crack.
Vouloir se faire planter au premier coin de rue, vouloir donner sa vie aux premier exclu,
qui dort ou qui est mort, ça t'en sais rien.
Ville pourrie, vie pourrie. Les mitos sont partout, les gens bien se sont déjà tordus le cou.
Les montées se succédent pour former une gradation de chaleur et d'évasion mentale, l'alcool sature mes veines, mélangé a la coke et la md, j'étais au sommet. Les murs se gondolent et respirent. Une cinquantaine d'heure passée, sans dormir, l'impression qu'une vie s'est écoulée et que maintenant il faut en finir. Plus rien ne me donne envie, symptômes classique d'une descente violente. Je peux toujours pas dormir, j'en ai trop pris. Ma main droite éclatée et bouffie par le froid et les murs. Les yeux noirs et inexistants. Je me cache derrière mon écharpe, de honte, j'veux pas les voir, j'veux pas qu'ils me voient, ça marche ? ou alors ils ont peur, ils s'imaginent ma vie, a partir de mon ""image"" et de ce que les médias en disent. Ils sont partout, les gens, les fous, les suicidaires, les énormément cons, qui se jettent contre un mur, leur mur, celui d'une volonté effroyable.
Paris c'est une vie, qui as failli prendre la mienne. Maintenant je récupère mes habitudes, un toit, a manger, même un lit et oh joie, la communication, avec n'importe qui dans le monde, n'importe quel connard comme moi qui sais pas quoi faire de sa vie et qui se retrouve a cracher sa merde dans ce réservoir qu'on appelle internet et de se torcher le cul avec les messages des minettes qui recherchent la grande aventure. L'avenir du monde sera le résidu du fossé qui s'aggrandit. Entre les straights, les rangés, les forts si fier, si beaux, si riches et si pathétiques qu'un chien est plus humain qu'eux, qui baissent les yeux quand la misère est sur leur chemin, qui regarde, avide comme un porc, le meurtre d'un autre. Et les freaks, les monstres des rues, les toxicomanes qui tuent pour une nuit de bonheur de plus, qui ne voit plus aucun intêret a regarder ce mon(de)strueux partage en couilles, ceux qui ont vu la réalité et se sont empressés de l'effacer. Ce que je raconte ne veux rien dire, t'es pas content, j'm'en tape, t'as des objections vas y crache aussi, tu m'prends pour un halluciné qui pensent avoir tout compris et racontent que des conneries, bah garde ça pour toi sinon j'te lacherai pas. J'ai envie de LSD, j'ai envie d'dire va t'faire foutre la vie, j'ai envie d'aller a fontaineblau voir Iris qui aurait peut être pu aider mon mental a se reconstruire. Maintenant, c'est le néant dans ma tête juste une voix qui se cogne dans tous les coins et qui tournent en rond. Je suis un lézard, qui cherche a attraper sa queue, un con d'plus qui vaut pas mieux.

pourquoi j'finis toujours comme ça ?

Vos commentaires

1 Le Vendredi 7 Juillet 2006 à 22:27 GMT+2, par deafening

la description de toi est peut étre des plus décadante... pourtant, tu écris si bien..

[je fais parti de ces minettes t'envoyant des messages avec les quelles tu peux te torcher le cul : ) ]

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