A la rue, à l'arrache
Dernière semaine avant la rentrée. (2004)
j'ai pensé, j'ai écris mais ça suffira jamais a vous faire comprendre. jvous demande rien, lisez si vous voulez.
A la rue, dehors, avec un pull et un sac presque vide. Des gens bienveillants m'ont fait dormir sous un toit, au penitent, 5 étages d'appartements délabrés, sales, vieux et poussiéreux. Des merdes de chiens dans presque toutes les pièces, des carreaux brisés et des murs repeints au marqueur, de slogans, de tags de trips et de vérités. Pour ceux qui se demandent encore, c'était un squat. J'ai passé des nuits entières a tourner dans les étages, une bougie à la main, un schlass dans l'autre et plume derrière moi. J'ai passé mes journées et soirées dehors, défoncé, sous prods et acides avec tous les autres, les z0nards, ceux qui disent tant mais qui foutent rien.. j'ai parlé a n'importe qui, j'ai dit n'importe quoi, trop de cartons dans la gueule.
J'ai rompu une promesse, avec mon frére, et j'm'en suis pris plein la gueule. J'ai écouté toutes les soirées, je m'en suis pris plein la gueule. J'ai jamais été autant touché que ces jours ci. Je veux tout abandonner, juste m'enfoncer tout doucement dans une léthargie profonde, assimilable au coma et ne plus penser. Je me suis fais traiter de clochard par 4 enfants de pute, j'en ai assomer un et j'ai couru.
J'ai essayé d'arranger leurs histoires, a Clément, 20 ans, zonard depuis 2 ans, et Claire, 18, pauvre fille fragile qui se retrouve a la rue. Leurs problémes tout droit sorti d'un dealer que je hais. J'ai mal aux dents, trop serrées. Un ami m'a pleuré dans les bras et le lendemain meme plus un regard. Même les chiens m'abandonnent. Je dégage la mauvaise ambiance, je pue la solitude et le silence et j'en ai marre. j'ai cru que je pouvais tout faire avec moi, moi et ma volonté, mais evidemment c'était du flan. Les prods m'ont peut-être ouvert les yeux, ou alors je suis encore perché dans mon faux bad trip qui n'est qu'une remise en question de plus.
Je n'ai pas de 'truc', je n'dégage rien, je suis vide , las et ecoeuré de mon mode de pensées qui ne se base que sur l'image. je ne demande plus rien, ni a vous ni a moi ni a une quelconque 'entité supérieure'. Je vais m'écraser, je ne vais plus aller chercher les gens parceque de toutes maniéres ca revient toujours pareil. L'ambiance lourde, la non-envie de parler, de pas aller bien .. et tout ça a cause de moi, de ce que je dégage, de mon influence mentale.
On m'a dit que je ne pensais plus qu'a moi même alors que j'avais l'impression inverse, l'impression de s'oublier pour se donner aux autres, aider, protéger et .. aimer ? Non j'suis trop con pour ça. Trop inversé dans mon putain de crâne. J'ai passé ma dernière nuit sur un matelas avec un drap qui puait le chien et Plume. Qui se collait contre moi car il faisait froid et même ça, ça m'a glacé le coeur, de savoir qu'elle ne pensait qu'a moi qu'en tant que chauffage et un pauvre gars qui a pas l'air de tenir les acides parsqu' il est encore en quête d'identité. De toute facon, j'arrête de chercher : je suis la, basta.
Plume .. elle me fait rêver et halluciner. 1m50, 40 k, pleins de locks et des grands yeux noirs. Elle m'a raconté sa vie, j'ai menti sur la mienne. Je sais pas c'que je ressens pour elle. J'aimerais juste être un esprit qui veille sur elle, pour pas l'ennuyer juste l'observer. Mais elle, elle en voudrait pas.
Je me sens et je me sais condamné a vivre dans ma prison, a penser a tout ceux qui s'amusent, sans moi, juste parceque j'veux pas leur pourrir les bons moments. Je suis pas un martyr, je me sacrifie pas, je me résigne. Et ça m'arrache le coeur de dire ça, aprés toutes les belles promesse, toutes les bonnes pensées. Cette semaine, j'ai vu plus que certains en une vie, on m'a ouvert les yeux, a coups de drogues, de paroles et de couteaux dans le coeur. Quand j'y repense, j'ai une pensée positive en sachant que j'ai eu pleins de moments magiques avec Plume entre autres, mais le tableau se noircit quand j'repense a moi, la loque boudeuse, abattue et qui le montre et qui parasite la bonne humeur des autres.
et une fois de plus j'en reviens au même, j'en ai marre de répéter, répéter et répéter.
jveut me casser tout droit, sans m'arréter, traverser la galaxie, et crever d'une supernovae
et une fois de plus, ça passera
Par Libad, Dimanche 2 Juillet 2006 à 22:17 GMT+2 dans Descentes et mauvais moments (article, RSS)



